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  Informations de la CARMF n°64 - Décembre 2016 

 

 

Colloque

ColloqueColloque 2016

Quel soutien pour les médecins ?

L'engagement des institutions

Dr LardernoisDr Lardernois
Président de la CARMF

« Depuis sa création en 1948, la CARMF est le partenaire de votre retraite, mais elle est aussi fière de vous accompagner et de vous soutenir dans les moments difficiles de la vie. »

 

En effet, la CARMF s’occupe de votre retraite, de l’encaissement à la réversion des trois régimes de base, ASV et complémentaire. Il faut noter qu’elle prend en charge seule la gestion intégrale du régime complémentaire, le plus performant des trois. De plus, la CARMF assure la prévoyance, l’invalidité et le décès, ce qui fait d’elle une caisse très complète.
En 1954, la CARMF met en place son fonds d’action sociale, et c’est l’une des premières caisses à l’avoir mis en œuvre.
Ce fonds attribue des secours, 1 260 en 2015, et des exonérations de cotisations, 1 561 dossiers cette même année. Pour 1 157 dossiers, la caisse a également versé des secours forfaitaires, ainsi que des aides aux enfants de plus de 25 ans dont les parents médecins décédés ou invalides n’ont pas pu assumer les études. D’autre part, je tiens à souligner que la CARMF n’abandonne jamais ses partenaires dans le respect, bien sûr, des règles du droit et de l’équité. Au total la CARMF consacre près de 6 millions d’euros à l’action sociale. Il manquait à nos missions, une composante importante, le cinquième doigt : l’entraide. C’est une partie de cette mission d’entraide et d’action sociale qui a été présentée le 17 septembre dernier. La CARMF, toujours soucieuse d’être à l’écoute et d’assister les confrères, aimerait rassembler et voir s’unir les efforts des institutions et des associations dans l’intérêt supérieur de la profession.

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Dr BouetDr Bouet
Président du CNOM

« Il est une responsabilité que la République semble avoir oubliée, celle de la bientraitance républicaine. »

 

Il est des acteurs de cette bientraitance que la République oublie également : les professionnels de santé et parmi eux les médecins.
Ceux-ci sont au cœur de l’équilibre de cette société et sont au cœur de la régulation de ses problèmes, mais ils ne sont pas exempts de vivre, eux aussi, des difficultés et des problèmes qui les exposent, qui les mettent en danger. Il est donc nécessaire que nous nous rassemblions et trouvions des solutions communes qui leur apporteront des réponses.

Mais l’Ordre seul n’est rien, et de multiples institutions doivent contribuer à cette action.

Pour asseoir définitivement ce devoir institutionnel, il nous faudra créer ce grand mouvement professionnel pour rassembler les initiatives et les fédérer. Cela veut dire reconnaître chacune d’entre elles pour ce qu’elle fait et ce qu’elle met en œuvre.

Et il ne s’agit pas que de santé, il faut que nous ayons une action sociale, il faut que nous ayons une action d’appui, d’aide et de prévention à la marginalisation, il faut que nous soyons présents à tous les temps de la vie professionnelle dès le début des études de médecine de façon à être très en amont de l’ensemble des difficultés qu’ils pourront rencontrer dans tout le cours de leur vie.

 

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Dr Morali Dr Morali
CNOM

« Il faut d’abord rappeler que c’est à l’Ordre que la mission d’entraide a été confiée dans les textes. »

 

Pour accomplir ce rôle, la commission nationale d’entraide tire ses ressources uniquement de la cotisation ordinale et de quelques dons.

L’entraide ordinale s’organise avec les trois niveaux de l’institution et les partenaires institutionnels et associatifs.

Tout d’abord l’entraide départementale, avec son rôle de proximité, peut agir rapidement grâce à la connaissance pertinente du terrain et des difficultés locales, permettant ainsi, si c’est nécessaire, de saisir l’entraide nationale.

Ensuite, l’entraide régionale a pour mission de coordonner les départements, afin de construire une entraide efficace et surtout non redondante.

Enfin, l’entraide nationale se réunit en commission à chaque session avec six conseillers et son Président, des représentants du CNG, de la CARMF, de l’AGMF et de l’AFEM qui coordonnent tous leurs actions sur chaque dossier.

Que dit l’article 56 et ses commentaires ?
Tout médecin qui a connaissance des difficultés d’un confrère doit s’en ouvrir à lui, lui proposer son aide et le convaincre de se rapprocher du conseil départemental, qui de façon confidentielle peut enclencher plusieurs niveaux d’aide et d’assistance.

Si ce processus n’aboutit pas et que la gravité de la situation, qu’il lui appartient d’apprécier en conscience, l’exige, et sous réserve qu’il ne sera pas médicalement en charge du confrère, il doit l’aviser qu’il en informera le Président du conseil départemental.
Celui-ci dans la plus grande confidentialité prendra toutes les dispositions utiles.

Cette attitude qui est déjà une obligation déontologique pour certains Ordres européens traduit le principe éthique de bienfaisance.

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Mme Jouffroy Mme Jouffroy
CNAVPL

« En 2015, nous nous sommes attelés à l’état des lieux de l’action sociale dans le cadre du régime de base. »


Nous avons commencé à réfléchir à l’élaboration d’un règlement commun avec pour but d’harmoniser les pratiques et de s’inscrire dans la politique nationale du bien vieillir.
Nous avons constaté que les sections professionnelles présentes au sein de la CNAVPL ont des pratiques assez variables d’une caisse à l’autre. Le règlement est relativement souple et le permet. Les commissions agissent de manière autonome, la prise en charge se fait en tenant compte des ressources, du patrimoine ainsi que des charges des demandeurs.
Au départ, l’action sociale concernait essentiellement les allocataires. Elle était faiblement utilisée, 0,8 % des retraités aidés soit 1 100 personnes environ, essentiellement sous forme de secours, assez peu d’aides ménagères et pas de participation aux ateliers sur le bien vieillir. Quant à l’aide aux cotisants, elle est relativement peu développée et ne représente guère que 250 personnes.

En juillet 2016, la caisse nationale a signé avec l’État une convention d’objectif et de gestion au sein de laquelle l’action sociale constitue un des axes d’action, pour qu’à terme, tous les affiliés soient traités de la même façon, et qu’il soit proposé à chaque affilié les mêmes aides dans les mêmes conditions.

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