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  Informations de la CARMF n°64 - Décembre 2017 

 

 

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StatistiquesMédecins cotisants

Médecins cotisants

 

L’évolution par sexe

En trente ans, les effectifs des médecins cotisants ont globalement augmenté de 28 %. Après 26 % de hausse de 1986 à 1996, la croissance a ralenti de 1996 à 2006 (5 %) pour finalement baisser ces dix dernières années (- 2,6 %).

En observant les courbes d’évolution des effectifs des médecins par sexe, on peut constater que celle des hommes, après une hausse les dix premières années, est retombée en 2016 au même niveau qu’en 1986, à environ 78 500 hommes.

Du côté des femmes, l’effectif est en constante augmentation. Il a progressé de 12 600 femmes entre 1986 et 1996, puis l’accroissement a ralenti les vingt années suivantes avec seulement 14 000 femmes médecins supplémentaires pour atteindreun total de 45 000 en 2016.

En 1986 un médecin sur sept était une femme, en 2016, c’est un sur trois.

 

evolution des effectifs des médecins cotisants

 

L’évolution par tranche d’âge

Les effectifs des médecins cotisants ont évolué de façon différente en fonction du sexe mais aussi de l’âge.

Les moins de 40 ans

En 1986, les moins de 40 ans, tous sexes confondus, correspondaient à 48 % des effectifs, en 2016 ils ne représentent plus que 14 %. La baisse des effectifs masculins est très importante. Le nombre d’hommes a chuté de près de 80 %, passant de 35 844 en 1986 à 7 253 en 2016. Sur la même période, l’effectif féminin est quasi inchangé avec 10 207 femmes en 1986 et 10 890 en 2016.

Ceci s’explique par l’allongement de la durée des études et par l’augmentation de l’âge moyen à l’installation des médecins libéraux qui est passé de 32 ans en 1980 à 37 ans à ce jour. Les femmes s’installent en moyenne trois ans plus tôt que les hommes. Les femmes ne constituaient en 1986 qu’un cinquième de cette tranche d’âge, elles y sont désormais plus nombreuses que les hommes.

Les plus de 40 ans

Les effectifs des médecins de plus
de 40 ans, tous sexes confondus, sont en augmentation. Entre 1986 et 2016, celui des femmes a été multiplié par cinq alors que celui des hommes, après une importante progression de 1986 à 2006 (93 %) ne cesse de décroître (- 13 % de 2006 à 2016) en raison de l’arrivée des baby-boomers à l’âge de la retraite.

 

evolution des effectifs par tranche d'âge et sexe

À la lecture des chiffres de la féminisation de notre profession, on ne peut s’empêcher de penser à la citation d’Aragon : « L’avenir de l’homme est la femme » (Le fou d’Elsa, 1963).

Qu’en est-il sur le plan médical ?

Force est de constater que l’effectif de nos consœurs ne cesse d’augmenter. En 2016, les femmes représentent deux tiers des étudiants en Paces et 59 % aux épreuves classantes nationales. J’imagine sans peine la joie de Madeleine Brès, première femme française à devenir docteur en médecine en 1875, qui a dû franchir tant d’obstacles pour être diplômée. Et pourtant, avant elle, les femmes par leur dévouement sans limite ont toujours tenu un rôle majeur en termes de santé.

En un siècle, chères consœurs, vous vous êtes imposées. En 2016, un médecin libéral sur trois est une femme. Vous êtes aujourd’hui, plus nombreuses que vos collègues masculins en exercice libéral dans les tranches d’âge de moins de 40 ans.

Il convient dès à présent de prendre en compte cette évolution sociétale majeure. Il faut, entre autres, accompagner vos maternités et, à cet égard, il est scandaleux d’exclure celles exerçant en secteur 2 d’un processus de prise en charge de la maternité par l’Assurance maladie. La CARMF, elle, dans le cadre de ses missions, ne fait aucune discrimination entre les secteurs conventionnels.

Alors oui, on est en droit de penser que la femme est sans doute l’avenir de la médecine. En tout cas, son rôle sera prépondérant...

Dr Thierry Lardenois
Président de la CARMF

 

Les installations de médecins

Le numerus clausus régule le nombre d’installations de médecins. Il a atteint son plus bas niveau historique en 1992-1993, pour ne remonter qu’à partir de 1999. Compte tenu de la durée des études de médecine, ses variations produisent des effets sur les affiliations au minimum une dizaine d’années plus tard. Ainsi, les affiliations ont commencé à croître vers 2010.

 

En 2012, le nombre de femmes nouvellement installées a, pour la première fois, dépassé celui des hommes. Entre 2015 et 2016, il y a eu 4 576 nouvelles affiliations dont 55 % de femmes.

 

evolution du nombre de nouveaux affiliés

La répartition géographique

Les jeunes médecins s’installent dans les grandes régions urbaines. Ainsi celles de Paris, Lyon et Marseille arrivent en tête avec le plus grand nombre d’installations. En examinant le pourcentage de femmes installées, les régions de Lyon et Limoges sont les plus féminisées tandis que celles de Rouen, Lille et Orléans comportent une majorité d’hommes.

 

carte de france des nouveaux affiliés

Les installations par spécialité

52 % des nouveaux installés sont médecins généralistes. Pour rappel, aux épreuves classantes nationales, c’est en médecine générale que la majorité des postes est proposée.

 

nouveaux affiliés par spécialité

Les pyramides des âges

L’âge moyen des cotisants, tous sexes confondus, est passé de 43,19 ans en 1986 à 53,77 ans aujourd’hui.
La comparaison des pyramides des âges montre un passage de la forme d’un parasol en 1986 à celle d’une toupie en 2016, signe caractéristique du vieillissement de la population. La très forte augmentation du nombre de liquidations de retraites constatée ces dernières années devrait se poursuivre dans les cinq à dix années à venir.
En 1986, chez les hommes, la tranche d’âge la plus importante était celle des 35-39 ans. En 2016, il s’agit de la tranche 60-64 ans. En revanche, chez les femmes, la disparité entre les générations s’est atténuée. Ceci est plus évident en 2016 où les tranches d’âge situées entre 30 et 50 ans comptent un effectif assez homogène d’environ 5 000 médecins en moyenne. Seules les tranches d’âge 55-64 ans comptent davantage d’effectifs, supérieurs à 7 000.
En 1986, l’âge moyen des femmes s’élevait à 40,14 ans, près de quatre ans de moins que celui de leurs confrères masculins. En 2016, cet écart s’accentue : 50,02 ans pour les femmes et 55,92 ans pour les hommes soit presque six ans de différence.

 

nouveaux affiliés par spécialité

nouveaux affiliés par spécialité

Les départs en retraite

En 2016, chez les médecins, les femmes prennent leur retraite légèrement plus tôt (65,24 ans) que les hommes (65,80 ans). Ces âges restent approximativement les mêmes depuis trente ans. Pour mémoire, en 1980, l’âge moyen du départ en retraite avoisinait 68 ans. Pendant la période 1986-2006, les radiations pour retraite étaient relativement constantes à 1 500 en moyenne par an. Depuis, la tendance est à la forte hausse : entre 2015 et 2016, 4 820 médecins ont demandé leur retraite libérale.

 

radiations pour retraite

L’incidence du cumul retraite / activité libérale

Le cumul a largement contribué au maintien des effectifs des médecins libéraux, mais il n’a pu empêcher une diminution de 2,6 % des effectifs cotisants sur la période 2006-2016. En 2016, ils étaient 11 520 à exercer en cumul. Sans compter ces médecins, l’effectif des cotisants aurait diminué de 11 % par rapport à 2004, année du début du dispositif ; la baisse aurait même été de 22 % chez les hommes.

 

incidence du cumul

 

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