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Lettre aux allocataires

 


Chères consoeurs, chers confrères, chers allocataires, chers amis,

La solidarité, la confraternité, le partage intergénérationnels.


Dr Lardenois

Une année commence avec son lot de préoccupations, majeures et mineures, au premier rang desquelles la santé, à égalité avec la famille.

Puis viennent les inquiétudes financières, en particulier pour nos séniors : comment ne pas peser sur leurs enfants ? Comment aider encore un peu ces derniers à faire face aux difficultés de la vie ?
Je sais tout cela, je l’ai compris depuis fort longtemps. C’est la raison pour laquelle j’encourage nos jeunes confrères à anticiper. À la CARMF, pour vous, dans le régime complémentaire, nous avons anticipé depuis vingt ans.

Mais je sais aussi, au terme d’un long passage à la commission du fonds d’action sociale, que les choses sont parfois plus difficiles et que des situations dramatiques ponctuent la vie de certains confrères. Il faut que tous sachent que la CARMF ne les abandonnera pas et qu’elle continuera sans faillir à soutenir les plus fragiles.

La retraite moyenne est de 2 611 € par mois, répartie en 35 % d’ASV (908 €), 21 % de régime de base (544 €) et 44 % de régime complémentaire (1 159 €).

Voici l’évolution des points de retraites depuis cinq ans en euros courants :

Points de retraite 2011/
2012
2012/
2013
2013/
2014
2014/
2015
2015/
2016
Cumul
sur 4 ans
Régime de base 2,1 % 1,5 % 0,3% 0 % 0,3 %* 4,4 %*
Régime complémentaire 1,3 % 1,8 % 0,8 % 0,50 % 0,20 % 4,7 %
ASV -8,2 % - 8,9 % 0 % 0 % 0 % -16 ,4 %
Inflation 1,9 % 0,7 % 0,40 % 0 %* 1 %* 4,1 %*

*estimation


Comme vous le savez nous ne gérons que le régime complémentaire ! Seul ce régime dépasse l’inflation sur cette période (le régime de base la dépassera probablement, mais ce n’est qu’une estimation).

Fort de ses résultats, le Conseil propose sans discontinuer des solutions au-delà des limites de sa seule responsabilité.

Pour le régime de base, géré par la CNAVPL, nous continuons à tenter de faire valoir l’équité : cotisation égale à revenu égal. Pour les points nous défendons une juste revalorisation.

Pour l’ASV, où l’État et les syndicats sont décisionnaires, vous avez subi 16 % de baisse du point sur cinq ans et 4,1 % d’inflation, soit 20 % de perte de pouvoir d’achat ! Les syndicats nous indiquent d’ores et déjà que les cotisants vont devoir consentir un effort important pour sauver l’ASV qui constitue une part significative de votre retraite (35 %), mais aussi la seule perte de pouvoir d’achat !
Il faut sauver l’ASV. Soit ! Cela va se traduire par un passage de la cotisation proportionnelle de 2,6 % à 3,6 % (3,6 % seront suffisants si la réforme à 62 ans est adoptée, 3,9 % seront nécessaires dans le cas contraire) pour obtenir un déblocage du point, faisant ainsi peser lourdement cet effort sur les cotisants.

La CARMF, avec le sens des responsabilités qui la caractérise, proposera un partage de l’effort, sans souffrances inutiles pour les allocataires au nom d’une quelconque idéologie, ou de quelconques intérêts occultes, tout en veillant à la préservation des plus faibles.

La souffrance de tous n’est de la responsabilité d’aucun de nous, puisque c’est en 1972 que l’ASV a été rendue obligatoire après un référendum professionnel.

Mais force est de constater que les tassements, puis les baisses de revenus, sont presque totalement imputables à l’ASV. Les cotisants ne peuvent donc pas porter seuls le poids des choix du passé. Je sais que notre profession est forte et responsable et je suis convaincu, si nous sommes entendus, que l’effort sera bref et limité.

Dans l’ASV, en cinq ans, la cotisation a augmenté de 70 % quand le point n’a diminué « que de » 16 % ! Si nos anciens sont pénalisés qu’ils sachent que les cotisants le sont plus encore, ils cotisent plus et toucheront moins. Nous avons proposé des solutions qui respectent tout le monde en particulier les plus fragiles, la décision ne nous appartient pas.

Tout le monde est à l’effort, personne n’est épargné, avançons ensemble, il n’y a pas d’autre choix.

En revanche, que personne ne compte sur nous pour nous taire. Nous n’accompagnerons pas en silence le passage à 67 ans que certains envisagent déjà ! Nous sommes persuadés que cette échéance détournera les jeunes de la médecine libérale, ce qui mettra gravement en péril les futures retraites. Le passage à 67 ans ne sauvera pas notre futur pouvoir d’achat, il créera amertume et désespoir.

Enfin, nous avons opté pour la mensualisation qui permet de gérer au mieux son budget. Pour vous éviter une surfiscalité, nous avons étalé sur trois ans cette mesure (Plus d’informations sur www.carmf.fr).

Nous sommes conscients de la difficulté que vous avez connue, en particulier pour la fin de l’année 2015. Pour 2016 ce sera plus facile même si vous ne devez pas oublier que votre fiscalité sera en légère augmentation cette année, ainsi qu’en 2017 et 2018.

Les administrateurs de la CARMF connaissent et partagent votre sens de l’effort et de la confraternité. Si nous sommes entendus, tous ensemble cotisants et allocataires, nous pérenniserons tous les régimes de notre caisse. Hausse de cotisation et ajustement de point assureront la solidarité confraternelle et générationnelle. Nous avons montré le chemin dans le complémentaire, souhaitons ensemble que la retraite en temps choisi (à partir de 62 ans) soit le début d’une ère nouvelle dans notre retraite libérale.

Avec mes plus confraternelles amitiés.

Dr Thierry Lardenois