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ASV : la réforme est en cours

Lettre CARMF n'27 - Juin 2005

ASV : la réforme est en cours

 L'ASV d'hier à demain

 

Voir l'intégralité de la lettre CARMF n'27 de juin 2005

ASV : la réforme est en cours

Lorsque je vois mes confrères présidents d'autres caisses, je les envie de ne gérer que deux régimes de retraite obligatoires, la Base et le Complémentaire. La cotisation globale est moindre. Moins de complications, plus de souplesse pour le RC, plus de garanties pour l'avenir.

L'ASV représente près de 39 % de la cotisation globale CARMF (moins pour certains, plus pour d'autres). Son invraisemblable gestion revendiquée haut et fort par les syndicats montre bien leur incompétence totale en matière de gestion de la retraite et leur désintérêt également total de l'avenir, de votre avenir. Demain, on s'en moque. Comme en politique, seul l'habillage du temps présent compte.

Le problème de l'ASV est qu'hier ce régime a distribué ses réserves (passage de 24 ans à 0), a donné des points (parfois selon les années de 30 à 50 % de points gratuits). C'est une dette pour l'avenir que les actuels et futurs cotisants devront payer. Ces distributions sont sans commune mesure avec les contreparties fournies, alors que demain la contrepartie est, et sera, sans commune mesure avec “l’avantage” devenant au fil du temps désavantage.

Alors qu'on fait croire aux cotisants qu'ils ont toujours les mêmes avantages qu'hier et que cela durera éternellement, une réforme est en cours, elle est probablement définitive :

Hier il fallait 1,8 C pour obtenir un point et la retraite valait 1 055 C. Aujourd'hui il faut 6,7 C pour un point et la retraite vaut 735 C. Demain il faudra 13 C et la retraite vaudra 400 C.

Payer 7 fois plus pour toucher 2,5 fois moins, voilà le vrai prix de la liberté conventionnelle dont sont fiers ceux qui revendiquent la gestion de l’ASV. Comme ils “gèrent” les tarifs et les conditions d’exercice, s’ils le font de la même manière, on a de quoi être inquiets ! De plus, si demain les caisses maladie qui payent pour certains les deux tiers de la cotisation ne le font plus, que les confrères sachent ce qu'ils auront à payer à leur place et ce qu'ils auront en échange. Faire croire le contraire est une escroquerie.

Docteur Gérard MAUDRUX

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